Archives de la catégorie portrait

Dans l’herbier de Nino vous pouviez voir
une feuille de cerisier, une feuille de framboisier,
une feuille de châtaignier, une feuille de citronnier,
une feuille de pommier, une feuille de groseillier,
une feuille de myrtillier, une feuille de poirier,
une feuille de noyer, une feuille de noisetier,
une feuille de manguier que Suzanne lui avait
rapportée d’Afrique, une feuille d’oranger,
une feuille de vigne, une feuille de…Bref
que des feuilles d’arbres fruitiers.

Vous l’aurez compris, Nino adorait les fruits.

Publicités


La nuit
Etait
Oubliée…
Ce qu’il restait,
Au
Diable,
Impensable,
Et puis…

Armand déposait chaque matin une fleur
devant ma porte. Aujourd’hui j’avais droit à une
pivoine, hier c’était une fleur de cerisier,
avant-hier un bouton d’or, avant avant hier un pissenlit…
La noblesse de la fleur n’avait pas d’importance,
tant que je savais qu’il l’avait cueillie avec amour.
Mais bon, moi celle que j’ai préférée, c’était quand même l’édelweiss
parce qu’ici il ne neige jamais alors je me demandais vraiment
où il l’avait trouvée.

Il me parla d’un voyage avec un planeur,
d’ours polaires, de vêtements chauds,
de rencontres inattendues,  d’amis improbables, d’arbres qui parlent,
d’oiseaux guidant son chemin, d’un feu autour d’un brasero,
de la construction d’un igloo, de montagnes touchant les étoiles,
de pierres chanteuses, d’un bouc le protégeant,
d’une marmotte pâtissière, d’un cheval vaillant,
d’une tempête de neige, d’un yéti très gentil,
d’un yack qui le réchauffa, et encore bien d’autres choses
que j’oublie à l’instant…
Je n’ai pas trié le vrai du faux, j’ai rêvé durant des nuits et des nuits
du voyage qu’il m’avait conté soir après soir.
Pour moi, c’est tout ce qui importait…

Charles :

beau,
grand,
brun,
bleu,
fort,
futé,
franc,
attirant,
intelligent,
marrant,
sincère,

Et après, Ambroise se demandait encore comment elle avait pu résister… Peut-être était-il occupé ?

 

Nicolas – Elle te fait penser à quoi cette étoile là ?
Colette – …
Nicolas – Alors, tu dors ou quoi ?
Colette – Attend, je réfléchis…
J’ai l’impression de ne l’avoir jamais vue.
Je me dis qu’elle vient de naître,
comme les étoiles filantes, comme nous.
Elle ne durera pas.
Nicolas – Rien ne dure, tout est éphémère.
Colette – A quoi bon ?
Nicolas – Carpe diem
Colette – Et après, après ça, après la poussière
que nous serons, après…
Nicolas – Après…rien.
C’est pour ça que nous sommes là maintenant
dans les hautes herbes,
c’est pour ça qu’on savoure cette douce nuit,
c’est pour ça qu’on plonge dans son bleu profond,
c’est pour ça qu’on imagine des histoires
pour chaque étoile, c’est pour profiter
de ces moments précieux et fragiles.
Colette – Serre moi plus fort alors…

Mon corps avait 16 ans,
dans ma tête je pensais en avoir au moins vingt.
Mes mains se sont posées sur tes épaules,
mes doigts se sont enlacés dans ton cou.
Ma joue a effleurée la tienne.
Mes lèvres se sont posées sur les tiennes.
Nos nez se touchaient.
Tu ne bougeais pas,
mais ton regard suivait chacun de mes gestes.
Nos corps se sont rapprochés,
tes mains ont découvert mon dos.
J’ai ouvert ta chemise et toi mon chemisier vert.
Ma tête contre ton torse.
Tes mains sur ma poitrine.
C’était le début…


Barbara, barbe-à-papa.

Barbara, tu cherches quoi ?

Barbara, je ne te comprends pas.

Barbara, tu fuis quoi ?

Barbara, le temps te rattrapera.

Barbara, aie confiance en moi.

Barbara, je ne t’abandonnerai pas.

Barbara, ne me laisse pas.

Barbara, reste là.

Barbara…Barbara…

Tu sais que tu es drôlement belle toi,
je ferais n’importe quoi pour tes beaux yeux.

Je parcourrais la terre entière pour te ramener
l’eau qui te fera vivre.

Je me plierais en quatre pour te voir t’épanouir
à chaque instant.

Je dresserais une maison pour t’abriter
des intempéries.

Chaque jour, je t’emmènerais découvrir
un nouveau lieu où tu pourras te ressourcer.

Mais tu es comme les autres, tu éclos un matin
et le soir déjà tu es toute fanée, ma jonquille,
mon Abigaël d’un jour.

Moi Silvère, je jure de défendre mon village contre tous les brigands avec mon lance-pierre et plus tard dès mon dixième anniversaire ma future belle épée.

– Pfff tu dis ça mais t’es qu’un trouillard Silvère.
– Ce n’est pas moi qui ai fui comme un lâche quand la bande de Grodos est venue nous casser la gueule.
– Tu vas arrêter de ressasser ça à chaque fois, je t’ai dis qu’avec mes petits poings je pouvais pas t’aider, je suis parti chercher de l’aide mais quand je suis revenu, tu étais seul…

Dans mon cirque, Florence s’envole. Je la regarde et je l’admire.

Je voudrais tant savoir me balancer d’un trapèze à l’autre,
comme Mika notre singe.
Mais moi, je suis maladroit. Terriblement maladroit.
Au point de me cogner chaque fois que j’essaye quoi que ce soit.
Même en marchant je me cogne à la cage du lion parce que je regarde par terre.
Même en sautant d’un trampoline je tombe parce que j’ai cru voir une étoile me sourire.
Alors je m’assieds tout en haut, à côté des projecteurs,
et je la regarde briller dans son costume à paillettes.

Elohim