Archives de la catégorie chat

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Inspiré par les très belles photos de Lo

Publication dans le Wolvendael de mars !

Armand déposait chaque matin une fleur
devant ma porte. Aujourd’hui j’avais droit à une
pivoine, hier c’était une fleur de cerisier,
avant-hier un bouton d’or, avant avant hier un pissenlit…
La noblesse de la fleur n’avait pas d’importance,
tant que je savais qu’il l’avait cueillie avec amour.
Mais bon, moi celle que j’ai préférée, c’était quand même l’édelweiss
parce qu’ici il ne neige jamais alors je me demandais vraiment
où il l’avait trouvée.

Il me parla d’un voyage avec un planeur,
d’ours polaires, de vêtements chauds,
de rencontres inattendues,  d’amis improbables, d’arbres qui parlent,
d’oiseaux guidant son chemin, d’un feu autour d’un brasero,
de la construction d’un igloo, de montagnes touchant les étoiles,
de pierres chanteuses, d’un bouc le protégeant,
d’une marmotte pâtissière, d’un cheval vaillant,
d’une tempête de neige, d’un yéti très gentil,
d’un yack qui le réchauffa, et encore bien d’autres choses
que j’oublie à l’instant…
Je n’ai pas trié le vrai du faux, j’ai rêvé durant des nuits et des nuits
du voyage qu’il m’avait conté soir après soir.
Pour moi, c’est tout ce qui importait…

Nicolas – Elle te fait penser à quoi cette étoile là ?
Colette – …
Nicolas – Alors, tu dors ou quoi ?
Colette – Attend, je réfléchis…
J’ai l’impression de ne l’avoir jamais vue.
Je me dis qu’elle vient de naître,
comme les étoiles filantes, comme nous.
Elle ne durera pas.
Nicolas – Rien ne dure, tout est éphémère.
Colette – A quoi bon ?
Nicolas – Carpe diem
Colette – Et après, après ça, après la poussière
que nous serons, après…
Nicolas – Après…rien.
C’est pour ça que nous sommes là maintenant
dans les hautes herbes,
c’est pour ça qu’on savoure cette douce nuit,
c’est pour ça qu’on plonge dans son bleu profond,
c’est pour ça qu’on imagine des histoires
pour chaque étoile, c’est pour profiter
de ces moments précieux et fragiles.
Colette – Serre moi plus fort alors…

Mon corps avait 16 ans,
dans ma tête je pensais en avoir au moins vingt.
Mes mains se sont posées sur tes épaules,
mes doigts se sont enlacés dans ton cou.
Ma joue a effleurée la tienne.
Mes lèvres se sont posées sur les tiennes.
Nos nez se touchaient.
Tu ne bougeais pas,
mais ton regard suivait chacun de mes gestes.
Nos corps se sont rapprochés,
tes mains ont découvert mon dos.
J’ai ouvert ta chemise et toi mon chemisier vert.
Ma tête contre ton torse.
Tes mains sur ma poitrine.
C’était le début…


Barbara, barbe-à-papa.

Barbara, tu cherches quoi ?

Barbara, je ne te comprends pas.

Barbara, tu fuis quoi ?

Barbara, le temps te rattrapera.

Barbara, aie confiance en moi.

Barbara, je ne t’abandonnerai pas.

Barbara, ne me laisse pas.

Barbara, reste là.

Barbara…Barbara…